L’obscurité m’enveloppait, un vide infini, comme si je flottais entre les étoiles, suspendu dans un néant où le temps n’existait plus. J’étais mort. Les souvenirs de mes derniers instants – le sang, les grognements des zombies, les adieux à Zeip dans le Burger King délabré – s’effaçaient doucement, comme des échos d’un rêve brisé. J’avais observé, impassible, presque détaché, les derniers jours de Zeip, sa lutte héroïque, son souffle dans la conque en plastique, son regard croisant celui de Francis avant que la horde ne l’engloutisse. J’étais un témoin silencieux, une conscience flottante, jusqu’à ce que, après une éternité, je prenne pleinement conscience de ma présence. Et alors, je sentis une autre présence, invisible mais palpable, m’observant dans ce vide étoilé.
Une voix, douce mais profonde, résonna, non pas dans mes oreilles, mais dans l’essence même de mon être. « Suis-je mort ? » demandai-je, ma voix tremblante, incertaine. « En quelque sorte, » répondit la voix, empreinte d’une sagesse ancienne, « mais ce concept de la mort n’est pas vraiment une chose concrète. » Je cherchai mes mots, désorienté. « Que m’arrive-t-il ? » La voix, patiente, répondit : « Tu es entre deux périodes de ton existence, celle entre la fin et le renouveau. » Des fragments de mémoire surgirent, comme des éclats de verre brisé. « Je commence à me remémorer… Zeip… mes amis… la ville… les zombies… » murmurai-je, le cœur serré. « Oui, c’est normal, » dit la voix. « Et puis, tu vas oublier. Enfin, en quelque sorte. Des choses utiles te resteront. »
Une vague de confusion m’envahit. « Pourquoi tout ça ? Cette souffrance ? » demandai-je, ma voix teintée d’une colère sourde. La voix resta calme, presque réconfortante. « La souffrance te paraît accablante, je comprends, et c’est normal. Cependant, elle fait partie d’un tout. » Je hochai la tête, ou du moins, je crus le faire dans ce vide informe. « Oui… je crois que je comprends. Et maintenant ? Je pense saisir que je dois revivre d’autres choses, mais j’ai peur. » La voix répondit avec une chaleur douce. « Oui, c’est tout à fait normal. » Je pressai, cherchant un sens. « Pourquoi vivre tout ça ? » La réponse vint, énigmatique : « Dis-toi que cette expérience est un fragment d’un tout plus grand. Tu es comme… un embryon. » « Un embryon ? » répétai-je, perplexe. « Comme… un enfant ? » « Oui ! C’est un peu ça, » confirma la voix, une pointe d’amusement dans son ton. « Quel est mon but ? » insistai-je. « Oh, je ne peux pas t’expliquer, tu ne comprendrais pas. Dis-toi que tu es destiné à devenir quelque chose de plus. »
Je sentis une urgence monter. « Je vois. Et maintenant ? » La voix, toujours douce, répondit : « Tu vas devoir repartir, c’est bientôt l’heure. » La peur me serra la gorge. « J’ai peur, » avouai-je. « Je sais, » dit-elle, « mais je veille, et dis-toi que tout ça n’est qu’une petite partie de l’aventure. Vas, et fais de ton mieux. » Je voulus protester, chercher encore des réponses. « Mais je… j’ai encore… » balbutiai-je. Mais le noir m’engloutit à nouveau, un silence absolu avalant mes mots.
Puis, brutalement, la lumière revint. J’ouvris les yeux, désorienté, le souffle court. J’étais dans un taudis, une ville de fortune faite de tôles rouillées et de planches clouées à la va-vite, érigée au cœur du désert. Le sable crissait sous mes bottes, et l’air portait l’odeur âcre de la poussière et de la sueur. Ma mémoire était floue, comme un puzzle dont les pièces s’éparpillaient. Des noms familiers flottaient dans mon esprit – Zeip, Ellie, Rbinou, Boudathor, Francis – mais leur origine m’échappait. Étaient-ils réels ? L’apocalypse, les zombies, ma vie d’avant… tout cela semblait vrai, mais incomplet, comme si un voile recouvrait une partie de mon passé. Quelque chose manquait, une absence pesante que je ne pouvais nommer.
Autour de moi, des visages familiers, eux aussi étrangement flous, m’accueillaient avec des saluts hésitants. Je les connaissais, sans savoir comment. Ils me saluaient comme si nous partagions un passé commun, mais leurs regards trahissaient la même confusion, comme si nous étions tous des âmes perdues, réunies par un destin incompréhensible. FalconCooper, un homme robuste aux yeux vifs, que j’avais rencontré quelques jours plus tôt en errant dans le désert, s’approcha, une pelle à la main. « Tiens, » dit-il, me la tendant avec un sourire encourageant. « Faut qu’on bosse si on veut que ce taudis tienne debout. » Je saisis l’outil, son manche rugueux réveillant une sensation familière, comme un écho d’une vie antérieure. Zeip passa non loin, son visage marqué par la fatigue, mais ses yeux brillant d’une détermination que je reconnaissais sans pouvoir l’expliquer. Nos regards se croisèrent, et un instant, une chaleur fraternelle m’envahit, vite balayée par l’urgence du moment.
FalconCooper tapa dans ses mains, sa voix pleine d’entrain brisant mes pensées. « Allez, on y va, on sort fouiller ! » lança-t-il, son optimisme contrastant avec la désolation du camp. Je hochai la tête, chassant les questions qui tourbillonnaient dans mon esprit. Il n’y avait pas de temps pour s’attarder sur les ombres du passé. Les zombies, la menace constante, les barricades à construire – tout cela était bien réel. Je suivis FalconCooper hors de la ville, mes pas lourds dans le sable, prêt à fouiller les ruines, porté par un instinct de survie et une étrange sensation que cette nouvelle aventure, aussi incertaine soit-elle, était une chance de reconstruire, de redécouvrir ce qui m’avait été arraché dans l’obscurité entre les étoiles.
Bonus: RP de @Boudathor
Une lueur blafarde dans le ciel me réveille. J’étais de retour dans un ensemble de tôles. Enfin, de retour, il me semblait… Quelque chose m’échappe, mais l’urgence de la situation fait vite passer cette impression.
<<Mais où est passé cette satané capuche… Eh Naath, t’aurais pas vu mon poncho? J’ai pas envie de me retrouver à oualp devant les zombies…>>.
Des visages familiers, des voix connues… Des gestes et des habitudes qui se mettent en place, naturellement, comme si tout ceci avait déjà eu lieu plusieurs fois, voir des dizaines…
Dès la première journée, il faut aller au plus loin. Je vois, non sans avoir le cœur qui se serre, Gwen et Ellie qui s’éloigne, pour aller vois plus loin ensemble. Au loin, il me semble voir HuangZhang ,une vieille histoire de batte dans le genou me traverse l’esprit, mais elle s’efface aussi vite qu’un rêve.
On avance vite et bien, on rentre les poches pleines de choses utiles, et le moral est bon. Quelques pertes sur les deux premiers jours, mais on va s’en tirer. Au deuxième soir, réunion. C’est Falcon qui prend la parole
<<On doit élire un chaman, et au plus vite. On doit voter, quelqu’un se présente?>>
je lève timidement la main mais avec l’étrange impression de déjà vu. Je suis élue. Au moment où ce vote est validé, ma vision change. Je ne sais pas ce qui se passe, mais je ressens comme un appel , au loin, des âmes qui nous ont quitté. Je les vois. J’en informe mes compagnons qui,bien qu’inquiets, m’aideront dans cette tâche: ramener les âmes et les faire passer de l’autre côté.
Une nouvelle journée commence, et avec elle une nouvelle lueur d’espoir.
Une lueur blafarde dans le ciel me réveille. J’étais de retour dans un ensemble de tôles. Enfin, de retour, il me semblait… Quelque chose m’échappe, mais l’urgence de la situation fait vite passer cette impression.
<<Mais où est passé cette satané capuche… Eh Naath, t’aurais pas vu mon poncho? J’ai pas envie de me retrouver à oualp devant les zombies…>>.
Des visages familiers, des voix connues… Des gestes et des habitudes qui se mettent en place, naturellement, comme si tout ceci avait déjà eu lieu plusieurs fois, voir des dizaines…
Dès la première journée, il faut aller au plus loin. Je vois, non sans avoir le cœur qui se serre, Gwen et Ellie qui s’éloigne, pour aller vois plus loin ensemble. Au loin, il me semble voir HuangZhang ,une vieille histoire de batte dans le genou me traverse l’esprit, mais elle s’efface aussi vite qu’un rêve.
On avance vite et bien, on rentre les poches pleines de choses utiles, et le moral est bon. Quelques pertes sur les deux premiers jours, mais on va s’en tirer. Au deuxième soir, réunion. C’est Falcon qui prend la parole
<<On doit élire un chaman, et au plus vite. On doit voter, quelqu’un se présente?>>
je lève timidement la main mais avec l’étrange impression de déjà vu. Je suis élue. Au moment où ce vote est validé, ma vision change. Je ne sais pas ce qui se passe, mais je ressens comme un appel , au loin, des âmes qui nous ont quitté. Je les vois. J’en informe mes compagnons qui,bien qu’inquiets, m’aideront dans cette tâche: ramener les âmes et les faire passer de l’autre côté.
Une nouvelle journée commence, et avec elle une nouvelle lueur d’espoir.
Une lueur blafarde dans le ciel me réveille. J’étais de retour dans un ensemble de tôles. Enfin, de retour, il me semblait… Quelque chose m’échappe, mais l’urgence de la situation fait vite passer cette impression.
<<Mais où est passé cette satané capuche… Eh Naath, t’aurais pas vu mon poncho? J’ai pas envie de me retrouver à oualp devant les zombies…>>.
Des visages familiers, des voix connues… Des gestes et des habitudes qui se mettent en place, naturellement, comme si tout ceci avait déjà eu lieu plusieurs fois, voir des dizaines…
Dès la première journée, il faut aller au plus loin. Je vois, non sans avoir le cœur qui se serre, Gwen et Ellie qui s’éloigne, pour aller vois plus loin ensemble. Au loin, il me semble voir HuangZhang ,une vieille histoire de batte dans le genou me traverse l’esprit, mais elle s’efface aussi vite qu’un rêve.
On avance vite et bien, on rentre les poches pleines de choses utiles, et le moral est bon. Quelques pertes sur les deux premiers jours, mais on va s’en tirer. Au deuxième soir, réunion. C’est Falcon qui prend la parole
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Une nouvelle journée commence, et avec elle une nouvelle lueur d’espoir.